ULM - PHOQUES

3 octobre 2008
Exemple la Baie du Mont-Saint-Michel (Bretagne - Basse-Normandie)

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Introduction

1. Etat des lieux bibliographique
2. La pratique de l'ULM en France et en Baie du Mont Saint Michel
3. Proposition de protocole d’évaluation des impacts
4. Propositions d’action et de gestion
Bibliographie
Sources Internet

 

Depuis le début des années 1980, la Baie du Mont-Saint-Michel accueille une colonie de phoques gris et de phoques veau-marin d’une quarantaine d’individus. Ces deux espèces, observées de façon régulière sont les seules espèces de pinnipèdes1 résidentes et reproductrices du littoral français. Les phoques veau-marin y sont en limite sud de leur aire de répartition, mais connaissent une croissance de leurs effectifs. Deux autres colonies de phoques veau-marin sont installées en France sur les côtes de la Manche : en Baie de Somme (plus de 120 individus) et en Baie des Veys en Basse-Normandie (environ 50 individus). Le phoque gris est, quant à lui, présent sur le littoral breton (environ 150 individus dénombrés en 2004), avec deux colonies installées dans l’archipel de Molène et dans l’archipel des Sept îles.

Installée dans un secteur particulièrement fréquenté, la colonie de phoques du Mont St Michel cohabite avec les différents usagers de la Baie ; professionnels des activités conchylicoles et mytilicoles, mais également avec les nombreux visiteurs qui fréquentent le site chaque année (touristes, randonneurs…). La multiplicité des activités présentes en Baie représente une source de dérangement important pour les phoques. Dans la mesure où les observations témoignent d’une augmentation régulière des effectifs de la colonie depuis 1995, on peut alors se demander si la recrudescence des activités dans la baie et notamment les activités de loisirs ne va pas nuire à la tranquillité de la colonie et entraîner une moindre fréquentation du site par les phoques. Cette question se pose notamment pour les activités aériennes (ULM, vol libre, vol de tourisme) développées sur le site, qui permettent aux engins aériens d’accéder à toute la Baie et de survoler sans contraintes tous les bancs de sable utilisés par les phoques.

Ces activités ont-elles un impact négatif sur la qualité de vie des phoques, viennent-elles perturber les exigences écologiques de ceux-ci ? Ces questions prennent une importance particulière car les populations de phoques sont aujourd’hui très localisées sur le littoral français et témoignent de la richesse biologique du site. Leur présence traduit en effet la qualité de l’écosystème de la Baie. Ce document s’attachera donc à faire état des connaissances acquises sur les dérangements des phoques par les activités de loisirs, puis il présentera les travaux menés par la Maison de la Baie, visant à mieux appréhender l’impact des activités sur la colonie.

 


CONTEXTE

La Baie du Mont Saint Michel  (80 000 hectares sur le littoral, dont 25 00 hectares d‘estran)

  • Site Ramsar depuis 1994
  •  Site Natura 2000
  • Grand Site de France
  • 18 000 hectares de sites classés

Les milieux / espèces remarquables

  • site écologique d’intéret international (vasières, marais salés, dunes, marais d’eau douce...)
  • 134 espèces d’oiseaux répertoriées. Zone de reproduction de gagnage, d’hivernage et halte migratoire pour de nombreuses espèces
  • Présence régulière de phoques gris, phoques veaux-marin et de grands dauphins

Les pratiques aériennes

  • 12 500 licenciés à la Fédération Francaise de Planeur UltraLeger Motorisé (FFPLUM) en 2007

     


1. ETAT DES LIEUX BIBLIOGRAPHIQUE

Les réferences existantes

Les activités aériennes ont fait depuis longtemps l’objet de multiples études visant à évaluer les impacts de ces pratiques sur la faune. Cependant, les travaux réalisés se sont principalement intéressés aux effets provoqués sur la faune sauvage des milieux montagnards, plus spécialement sur les rapaces et les ongulés (chamois, bouquetins…). Les résultats de ces études ont permis de mettre en évidence les dérangements induits par les activités de survol 2 . Il a ainsi été démontré que le passage d’appareils volants, motorisés ou non, provoque chez les animaux des dérangements immédiats, conduisant à des réactions d’alerte, à la fuite ou l’envol des individus, voire à la désertion de zones de repos ou d’alimentation vitales pour les animaux [DERIAN, D., SCHNIEDRIG-PETRIG., R., INGOLD, P. ]. Ces dérangements sont également susceptibles d’avoir des conséquences à plus long terme et d’affecter les conditions physiques des animaux (stress, affaiblissement, diminution des réserves énergétiques…) voire même de compromettre leur reproduction ou leur survie.

En revanche, les études relatives aux impacts occasionnés sur la faune littorale sont beaucoup plus rares. Les dérangements induits par des pratiques aériennes sur l’avifaune ou encore sur les mammifères marins n’ont pas fait l’objet d’études aussi nombreuses. Or dans la mesure où les pratiques aériennes et les survols ont un impact avéré sur la faune de montagne, on peut alors supposer que ces activités ont également des impacts négatifs sur la faune littorale.

Les impacts des activités sportives sur les phoques

Les activités aériennes (vol libre, ULM, avions de tourisme) étant également développées sur les côtes françaises, celles-ci sont alors susceptibles de provoquer des dérangements sur la faune littorale, au même titre que sur la faune terrestre. Les deux espèces de phoques présentes sur le littoral français (Baie du Mt St Michel, Baie des Veys et Baie de Somme) sont directement concernées par ces dérangements.

  • Les nuisances liées aux activités de survols

Les phoques, du fait de leur mode de vie, sont soumis de manière fréquente aux dérangements. En effet, bien que les phoques aient un mode de vie marin, celui-ci est étroitement lié au milieu terrestre, où ils accomplissent les fonctions biologiques essentielles : repos, mue, reproduction…. A marée basse, les phoques utilisent les bancs de sable côtiers, appelés « reposoirs », où ils dorment, entretiennent leur pelage, donnent naissance et allaitent leurs petits. Ils sont alors directement exposés aux dérangements induits par les activités humaines, notamment par les activités aériennes.

Les phoques ont par ailleurs une ouïe très développée et sont donc particulièrement sensibles aux activités bruyantes [Triplet, P., 2004]. Les études réalisées sur les pinnipèdes ont montré les effets néfastes que provoquent les activités bruyantes sur les phoques 3.

Les engins aériens motorisés, de type ULM constituent donc une source de dérangement pour les animaux, notamment lorsque ceux-ci volent à basse altitude sans respecter les altitudes minimales autorisées. Au cours d’observations réalisées en Baie du Mont St Michel, des perturbations sur les animaux ont été constatées à plusieurs reprises [ Maison de la Baie, HEMON, A.,2005 ]. Le survol des animaux situés sur les reposoirs a entraîné de manière systématique des réactions de la part des phoques. Les réactions des animaux sont variables selon l’altitude de l’engin, la vitesse de déplacement et le bruit émis. Dans le cas d’un survol à très basse altitude, les survols peuvent occasionner des dérangements importants provoquant la fuite et la mise à l’eau de l’animal [ Maison de la Baie, HEMON, A.,2005 ]. Ces perturbations sur les populations de phoques sont particulièrement fréquentes sur certaines zones en été, période à laquelle les ULM sont plus nombreux, et où les phoques utilisent les reposoirs de manière accrue.  

Les activités de survol ne sont pas les uniques causes de perturbation des phoques. Les activités pédestres sont également susceptibles de générer des impacts sur les animaux. Le passage de randonneurs à proximité des zones de repos des individus peut également entraîner des perturbations des phoques pendant des phases de repos et provoquer leur fuite. De même, la présence de bateaux peut provoquer le même type d’impacts sur les animaux. On constate néanmoins que les engins de survol ont une capacité de dérangement plus importante que les autres activités, du fait de leur capacité à survoler les reposoirs et donc à s’en approcher au plus près. Toutefois, une grande part des dérangements résulte d’une inconscience de la part des pratiquants qui n’ont pas conscience de l’impact que leur présence peut avoir sur les populations de phoques.

  • Les conséquences potentielles des dérangements

Les dérangements occasionnés par les survols motorisés sont également susceptibles de perturber les individus à plus long terme. En effet, les phoques sont des espèces dont les exigences écologiques sont importantes, en termes de repos, de dépenses énergétiques ou encore de succès reproducteur. La tranquillité et la quiétude des individus est impérative pour la réussite du sevrage des jeunes, comme l’ont démontré les observations effectuées en Baie de Somme [Picardie Nature ].

La période de reproduction coïncidant avec l’été (août - septembre), cette situation favorise les interactions entre les phoques et les usagers de l’espace littoral (plus particulièrement les touristes et les pratiquants des sports de nature). En été, ceux-ci sont en pleine période de mise-bas (fin mai à début juillet) ; d’élevage des jeunes, mais également de mue (septembre). Les dérangements peuvent alors perturber les comportements sociaux des phoques (jeux, allaitements) et leur biologie (repos, reproduction) et entraîner des réactions de fuite chez les individus, des mises à l’eau précipitées pouvant alors provoquer la séparation des mères et des petits [BURKS, 1998 ].
Ainsi, les dérangements répétés sont considérés comme une menace très importante, car ils sont susceptibles de perturber la reproduction des animaux et de menacer la croissance des populations de phoques.

Par conséquent, les activités humaines et notamment les pratiques aériennes sont susceptibles d’avoir un impact négatif sur les deux espèces de phoques présentes sur le littoral français, en raison des dérangements dont elles sont responsables. La pratique des survols aériens (type ULM) laisse aux usagers la possibilité d’accéder sans contraintes à l’ensemble de sites de repos de la colonie de phoques. À long terme, ces survols répétés peuvent entraîner des perturbations du cycle biologique des phoques, telle que le délaissement de certains reposoirs. On peut alors craindre que des perturbations fréquentes puissent conduire à l’abandon total des sites par les phoques, compromettre la survie des jeunes ou encore nuire au succès de la reproduction de ces espèces protégées.

 

2. LA PRATIQUE DE L’ULM EN FRANCE ET EN BAIE DU MONT ST MICHEL

La pratique de l’ULM (Planeur Ultra léger motorisé) a connu un développement important au cours des vingt dernières années. Cette activité est aujourd’hui particulièrement présente en France, comme c’est le cas en Baie du Mont St Michel. En raison des possibilités qu’elle offre, cette activité aérienne se révèle particulièrement propice pour la découverte de la zone de la Baie. En effet, le survol de la Baie permet d’apprécier le paysage de ce site, tout en profitant des sensations de vol.
 
Le développement de la pratique de l'ULM

Le terme ULM s’emploie communément pour désigner les planeurs Ultra Léger Motorisés. Il existe cinq classes d’ULM qui se différencient par leurs principes de vol : les paramoteurs, les pendulaires, les multiaxes, les autogires et les aérostats 4. Ces engins volants, ou aéronefs, répondent aux caractéristiques suivantes  (sources FFPLUM):

-    L’ULM est au maximum un appareil biplace, qui ne peut emporter qu’un passager en plus du pilote,
-    La charge maximale au décollage doit être de 300kg pour les monoplaces et de 450kg pour les biplaces (machine, passagers, carburants compris …),
-    Les moteurs doivent développer une puissance maximale continue de 45Kw pour les monoplaces et de 65 kW pour les biplaces,
-    Les ULM doivent atterrir à une vitesse minimum de 65km/h.

Les ULM sont donc des engins volants particulièrement légers, simples et qui se caractérisent par une grande facilité d’utilisation. Ainsi, la pratique de l’ULM offre de nombreux atouts qui contribuent à l’essor de l’activité et à l’augmentation des effectifs de pilotes.

  • Les effectifs

La Fédération Française de Planeur Ultra Léger Motorisé (FFPLUM) compte actuellement près de 12500 adhérents (sources : FFLUM, 2007). Depuis le milieu des années 1990, les effectifs de pratiquants sont en augmentation constante et le nombre de pratiquants affiliés à la fédération a ainsi été multiplié par trois en près de 20 ans. Actuellement, près de 80% des pilotes actifs français sont affiliés à la FFPLUM. Ce chiffre traduit le dynamisme de la fédération dans la mesure où l’adhésion n’est pas une mesure obligatoire pour les pilotes. Avec ces effectifs, la FFPLUM regroupe aujourd’hui près du tiers des pilotes européens d’ULM.

En France, la pratique de l’ULM représente une part très importante de l’aviation de loisirs. L’ensemble du parc ULM compte 11000 appareils (contre 400 il y a 20 ans) parmi les 19 000 engins de l’aviation de loisirs immatriculés en France (toutes activités confondues). Il est également important de souligner que parmi ces pratiquants, une grande majorité est propriétaire de son propre ULM (parmi plus de 12000 pilotes, 9000 sont propriétaires de leurs engins).

 

 

Les modalités de pratique

  • L’apprentissage de la pratique

La pratique de l’ULM nécessite une période d’apprentissage, validée par le passage du brevet de pilote ULM (spécifique à chaque classe d’ULM). Tout pilote doit ainsi suivre un programme de formation de plusieurs heures de vols. Le programme établit par la FFPLUM préconise des formations comptant entre 15h et 25h de vol pour permettre de passer le brevet de pilotage. L’obtention de celui-ci se fait à l’issue d’un examen théorique (portant sur les différents domaines de connaissances tel que la sécurité, la réglementation, la météorologie et l’aérologie…) et d’une formation pratique (destinée à démontrer les capacités du pilote à manœuvrer un ULM). À l’issue de cet examen, les pratiquants se voient délivrer une « autorisation de vol seul à bord ». L’autorisation d’emporter un passager s’obtient à la suite d’une expérience supplémentaire, contrôlée par un test de vol.

Ainsi, l’ULM peut faire très rapidement l’objet d’une pratique individuelle, dans la mesure où le pilotage n’impose pas de minimum d’heures de vol (en dehors de celles nécessaires au passage du brevet de pilotage). Cependant, comme pour d’autres activités aériennes, la pratique de l’ILM nécessite de bonnes connaissances aérologiques et météorologiques, car l’activité dépend fortement des conditions atmosphériques.

  •  La réglementation des vols

La pratique de l’activité se révèle attractive car son pilotage offre une très grande liberté et ne subit pas les contraintes de l’aviation légère certifiée. En effet, à la différence des avions, les ULM peuvent atterrir et décoller en dehors des aérodromes, sur des terrains répondant à certaines caractéristiques (c'est-à-dire un terrain dégagé, de 200 à 300 mètres de long et 20 mètres de large). Ce système de « plate-forme occasionnelle » est fréquemment utilisé, mais cette procédure nécessite toutefois d’obtenir l’autorisation des propriétaires des terrains et d’avertir le maire de la commune concernée. Ainsi, on compte sur le territoire français plus de 800 terrains, aérodromes privés et plate-forme ULM pouvant accueillir les pratiquants de l’activité.

Par ailleurs, les pilotes d’ULM ne sont pas tenus de respecter un plan de vol définit préalablement. Les pilotes se doivent essentiellement de respecter le mode de « vol à vue », qui consiste à voler de jour, en dehors des nuages avec une visibilité du sol 5 . Et comme tous les engins volants, les ULM sont soumis aux « règles de la circulation aérienne ». La réglementation impose par ailleurs une hauteur minimum de vol, au-dessus du sol, de 150m. Dans la pratique, les ULM évoluent entre 300 et 1500 mètres au-dessus du sol, hauteur qui leur permet de profiter au mieux du paysage.

Ainsi, la pratique de L’ULM compte de nombreux atouts qui ont largement contribué à l’essor de l’activité depuis les années 1990. La légèreté des appareils, la simplicité de vol, les coûts d’acquisition et d’usage moindre que l’aviation de loisir classique ont largement favorisé son développement. Par ailleurs, en raison des sensations de vol qu’elle procure, des altitudes et des vitesses de vol limitées, la pratique de l’ULM se révèle particulièrement propice et adaptée aux promenades et à la découverte des paysages.
 

La pratique de l'ULM en Baie du Mont Saint-Michel

L’essor de la pratique au niveau national se traduit également par un développement de l’activité sur certains sites particulièrement attractifs. Ainsi, l’activité est présente en Baie du Mont-Saint-Michel où les vols en ULM sont pratiqués de façon régulière pendant l’année, et le sont davantage en période estivale. En effet, l’activité est bien développée dans les départements limitrophes du site (aérodromes, aéroclubs affiliés à la FFPLUM, écoles d’aviation).

A cette pratique individuelle très répandue s’ajoute également une pratique commerciale. De nombreux professionnels proposent des balades touristiques dans la Baie : sorties ULM, baptêmes et survols du site du Mont St-Michel. On compte actuellement près d’une dizaine de professionnels proposant ce type de prestations (vols allant de quelques minutes à près d’une heure) qui permettent de survoler tout ou partie de la Baie. De nombreux sites Internet et publicités font aujourd’hui la promotion de la découverte de la Baie en ULM.

En effet, l’activité touristique est un des éléments essentiels de l’économie de la Baie du Mont-Saint-Michel. Plus de trois millions de personnes visitent chaque année le rocher et l’abbaye, mais beaucoup en profitent également pour découvrir le site de la Baie par le biais d’autres activités.
 
 
3. PROPOSITION DE PROTOCOLE
 
De juillet 2004 à septembre 2006, à la demande de la DIREN Bretagne, la Maison de la Baie du Mont Saint Michel mène une étude sur la colonie de phoques présente dans la Baie. Cette étude a pour objectif de mieux appréhender les impacts des différents usages sur la population de phoques. Elle s’intéresse donc aux impacts induits par les différentes activités s’exerçant sur le site, en premier lieu la conchyliculture mais également aux activités touristiques et sportives de pleine nature.

 
Cette étude prévue sur une durée minimum de deux ans, vise à  analyser le comportement des animaux face aux différentes activités présentes dans la Baie du Mont St-Michel.
Les objectifs de cette étude sont donc multiples :

  • Caractériser l’ensemble des pratiques (professionnelles et récréatives) en termes de localisation, de saisonnalité...
  • Connaître la colonie de phoques et ses exigences écologiques : biologie, utilisation de l’espace, quiétude...
  • Définir les interactions entre les phoques et les différentes activités humaines.

Le protocole d'étude

Le protocole d’études et la méthodologie mis en œuvre ont été préalablement définis par la Maison de la Baie du Mont-Saint-Michel, avec l’aide du Laboratoire d’Etude des Mammifères marins de Brest et du Laboratoire IFREMER 6 de Saint Malo. Ce protocole se divise en deux parties, d’une part le volet quantitatif, réalisé grâce au suivi aérien, et d’autre part le volet comportemental, effectué grâce aux suivis pédestres et embarqués.

Plusieurs sessions d’observation et de relevés ont été réalisées au cours de l’année, celle-ci ont été organisées de la manière suivante :
De novembre à avril :
-    Une session mensuelle de terrain pour le volet quantitatif
-    Quatre sessions mensuelles organisées pour le suivi comportemental des phoques
De mai à octobre : En raison de l’accroissement des activités humaines au cours de cette période, les différentes sessions de relevés et d’observation ont été doublées, aussi bien pour le volet quantitatif et que pour le suivi comportemental des individus.

Lors de chaque session, les informations concernant les conditions d’observation ont été soigneusement relevées :
•    Date et temps d’observation: relevé des heures d’arrivées et de départ, durée des phases d’observation.  
•    Type de sortie effectuée : suivi aérien / pédestre/ embarqué  
•    Conditions météorologiques : température, vent, visibilité, état de la mer et du ciel
•    Conditions de marée : basse mer/ pleine mer, heure de l’étale, coefficient, hauteurs...
•    Observation des phoques : heure de début, heure de fin.
 

  • Le suivi quantitatif

Les suivis quantitatifs ont été effectués en période de basse mer grâce à des survols en ULM (les vols ont été effectués à une altitude minimale de 150 m pour limiter les dérangements). Ces suivis ont permis d’estimer l’effectif minimal présent sur la zone étudiée, en comptabilisant les phoques visibles sur les reposoirs (bancs de sables sur lesquels s’immobilisent les phoques à marée basse) au moment du suivi. Ceux-ci ont également permis de définir les zones fréquentées par les individus. En revanche, les phoques présents dans l’eau lors de ces survols ont été beaucoup plus difficiles à repérer. De ce fait, les comptages ont concerné essentiellement les phoques présents hors de l’eau.
Au cours de cette phase, tous les phoques ont ainsi été comptabilisés, identifiés par espèces et par classes d’âge (si possible) et localisés (enregistrement de leur position par GPS).

  • Le suivi comportemental

Cette phase d’observation visait à identifier les espèces et les activités humaines présentes dans la Baie, dans le but d’analyser le comportement des phoques face aux activités, mais également de mettre évidence d’éventuelles interactions entre phoques et activités.  Plusieurs informations ont ainsi eté relevées : le nombre de phoques visibles et leur comportement, la position des animaux, ainsi que le type d’activités humaines présente et leur localisation.

Les interactions entre les activités et les phoques ont été caractérisées et peuvent être de trois types :

•    Interaction positive, l’animal observé manifeste de la curiosité (en s’approchant de l’élément anthropique). Ces interactions positives ont été dissociées : 
-  Cat (+2) : l’animal s’approche de l’élément anthropique et  se met à sec
-  Cat (+1) : l’animal approche dans l’eau

•    Interaction négative, elle correspond à un dérangement caractérisé par une attitude d’alerte, une fuite à terre ou une mise à l’eau. Ces interractions ont été classées selon trois catégories :
-  Cat (-1) : mise en alerte de l’animal
-  Cat (-2) : déplacement à terre
-  Cat (-3) : mise à l’eau/fuite de l’animal

    Interaction faible, la réaction de l’animal est peu importante (regard vers l’élément anthropique, changement de posture).

Les interactions ont été qualifiées de « positive » lorsque les animaux se sont approchés volontairement des personnes présentes. En revanche, il est important de préciser qu’elles ne peuvent être considérées comme bénéfiques pour les phoques ou pour la colonie, dans la mesure où l’interaction peut venir perturber une fonction biologique essentielle pour l’animal (repos, phase d’alimentation...).

Les sessions de suivi comportemental ont été réalisées à la fois à basse mer ou à pleine mer (suivis pédestres et embarqués). Les modes de suivi ont donc été adaptés. Lors des suivis de basse mer, les observations ont été réalisées à plusieurs points successifs, suivant un trajet défini d’une durée totale de quatre heures. Tandis que les observations à pleine mer ont été effectuées à partir d’un site de vasière permettant l’observation des phoques à l’aide de longue-vue et de jumelles (suivis d’une durée de trois heures). Au total, près de 300 heures d’observation ont été effectuées au cours de l’année 2004.
 

Résultats obtenus

Les différentes sessions d’observation ont permis de recueillir de nombreuses informations sur la colonie de phoques de la Baie.

  •  Les effectifs

En premier lieu, les effectifs de phoques ont été évalués grâce aux comptages des phoques observés sur les reposoirs en période de basse mer. Ceux-ci varient selon les périodes de l’année
-    De janvier à mars, les effectifs observés ont été relativement faibles (au maximum six individus observés).
-    Dès le mois d’avril, les effectifs observés ont augmenté pour atteindre un pic de population en juillet / août, où ce sont près d’une quarantaine d’individus qui ont été comptabilisés.
-    Le nombre de phoques observés a diminué progressivement entre les mois d’août et septembre, puis nettement à partir du mois d’octobre, où ce sont une dizaine d’individus qui ont été observés. 

  • Localisation des individus et des activités.

Au cours des phases de survols, plusieurs types d’activités ont été observées dans la Baie : les activités de mytiliculture, de pêche à pied, mais également les activités sportives, telles que la randonnée pédestre ou les pratiques aériennes de type ULM.
Ces suivis aériens ont donc permis de mieux comprendre l’utilisation de l’espace de la Baie. En effet, il s’avère que les activités humaines  sont regroupées dans certains secteurs en hiver, mais elles tendent à se disperser dans la Baie en période estivale et à ainsi couvrir un espace plus vaste en été.

Il existe donc des possibilités d’interactions entre les phoques et les activités anthropiques. En période hivernale, les activités sont très limitées et localisées, ce qui laisse supposer une faible pression sur les phoques, d’ailleurs moins nombreux à cette période. En revanche, en période estivale la hausse des effectifs de phoques et le développement des activités dans la baie, notamment des activités touristiques (randonnées, promenades, survols…) est susceptible de créer des interactions. Les phoques sont donc entourés par les activités humaines (à la fois par les activités traditionnelles et par les activités récréatives), ce qui peut conduire à d’éventuels contacts et à des dérangements nuisibles pour l’espèce.

Il est intéressant de noter que les engins aériens, notamment les ULM très fréquents en été, sont susceptibles d’engendrer d’importantes perturbations, dans la mesure où ils peuvent de survoler toute la Baie, donc tous les reposoirs utilisés par les phoques. Selon les trajets suivis par les pilotes, les altitudes de vol ou encore la vitesse (qui rendent l’engin plus ou moins bruyant), les dérangements seront plus ou moins importants pour les phoques.  

  • Les dérangements occasionnés par les survols

Au cours des observations réalisées par les employés de la Maison de la Baie du Mont-Saint-Michel du Vivier sur mer, certains dérangements ont été directement constatés. En période estivale, le nombre croissant de vols en ULM entraîne des dérangements plus fréquents pouvant survenir à marée haute comme à marée basse :

  • Lors des observations à basse mer, à deux reprises des interactions ont été constatées entre phoques et ULM. Celui-ci ayant provoqué dans un cas, un dérangement léger de l’animal, et dans l’autre cas, un dérangement plus important puisque l’animal s’est mis en alerte. Dans les deux cas, l’ULM concerné survolait la zone à une altitude très basse, approchant parfois les 10-20 mètres au-dessus du sol, ce qui est bien inférieur aux altitudes minimales autorisées par la réglementation. Il semble qu’une altitude minimale de 150 mètres soit nécessaire pour préserver la quiétude des animaux de la Baie.
  • Lors des observations de pleine mer, les interactions entre phoques et activités humaines se sont révélées beaucoup plus nombreuses. La quasi-totalité a eu lieu en période estivale (entre mai et octobre) et une seule a été constatée en avril. Les trois quarts de ces perturbations observées sont le fait d’activités aériennes (20 interactions constatées). Les activités pédestres sont ; quant à elles, responsables du quart des interactions. L’intensité du dérangement est variable, dans le cas des activités aériennes, cela dépend surtout de l’altitude de survol, ainsi que du type d’engin concerné. La moitié des interactions ont provoqué une réaction faible chez les phoques. Cependant, certains dérangements ont tout de même été importants puisqu’ils ont provoqué la fuite du reposoir et la mise à l’eau de l’animal. Ceux-ci mettent le plus souvent en cause des avions légers de tourisme, des ULM dont le bruit a perturbé le repos des animaux.

Ainsi, les résultats de cette étude démontrent que les activités aériennes sont parfois source de dérangements pour les phoques, dans la mesure où elles couvrent une grande partie de Baie et que les trajets adoptés sont très diffus. Il est alors important de se demander dans quelle mesure l’ensemble de ces dérangements pourraient avoir des conséquences à plus long terme, et pourrait affecter la croissance de la population de phoques, voire compromettre sa présence sur le site.

 
4. MESURES DE GESTION


Le contexte réglementaire

  • Les outils relatifs à la protection des phoques

Les phoques bénéficient de multiples statuts de protection, aussi bien au niveau national qu’international :

  •  Au niveau international, ils sont inscrits à l’annexe II de la Convention de Bonn (23.06.1979) relative à la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage.
  •  Au niveau communautaire, les deux espèces (phoque gris et phoque veau-marin) sont inscrites dans les annexes III de la Convention de Berne (19.09.1979) relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe. L’annexe III concerne les espèces faunistiques protégées dont l’exploitation est réglementée.Les phoques sont également inscrits dans les annexes II/a et V/a 7 de la Directive « Habitats-Faune-Flore » (21.05.1992) concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la flore et la faune sauvage. Celle-ci précise que les états membres doivent interdire pour les espèces concernées la perturbation intentionnelle de ces espèces, notamment durant la période de reproduction, de dépendance, d’hibernation et de migration.
  • Au niveau national, les premières mesures de protection des phoques sont relativement anciennes, puisque leur chasse est interdite depuis 1972, tandis que leur capture, enlèvement et transport sont prohibés depuis 1980. Les phoques sont strictement protégés depuis l’arrêté de 1991, celui-ci a d’ailleurs été complété et modifié en 1995. Les arrêtés du 27.07.1995 et du 9.07.1999 viennent renforcer les mesures de protection existantes, puisque les phoques sont inscrit respectivement sur la « liste des mammifères marins protégés sur le territoire national » et sur la « liste des espèces protégées menacées d’extinction en France » et dont l’aire de répartition excède le territoire d’un département.

Enfin, le phoque gris est inscrit sur la liste rouge des espèces menacées (liste dressée par le Muséum National d’Histoire Naturelle) et qui recense les espèces vulnérables, c'est-à-dire « confrontées à un risque d’extinction, à l’état sauvage, élevé et à moyen terme ».

  •  La réglementation des pratiques aériennes, type ULM

Comme tous les engins volants, l’ULM est soumis aux « règles de l’air et de circulation aérienne ». L’aviation légère et sportive obéit donc aux règles de l’aviation civile en ce qui concerne la circulation aérienne et les procédures de décollage et d’atterrissage.

Les ULM sont par ailleurs soumis à un certain nombre de réglementations, relatives aux machines et aux règles de circulation :
-    Arrêté du mars.2006 relatif aux règles de l’air et aux services de la circulation aérienne
-    Arrêté du 23 sept 1998 relatif aux aéronefs ultralégers motorisés
-    Arrêté du 15 mai 2001 modifiant l’arrêté du 23 septembre 1998 relatif aux aéronefs ultralégers motorisés
-    Arrêté du 4 mars 2004 modifiant l’arrêté du 23 septembre 1998 relatif aux aéronefs ultralégers motorisés
-    Arrêté ministériel du 17 juin 1986 relatif au bruit émis par les aéronefs ultralégers motorisés

Selon ces réglementations, les ULM peuvent évoluer librement dans tout l’espace aérien « non contrôlé », mais la pratique est limitée au mode dit de « vol à vue ». Il est donc possible de voler, uniquement de jour et en dehors des nuages. Par ailleurs, le pilote doit toujours avoir vue sur le sol. La réglementation impose également aux ULM de voler à une altitude minimum de 500 pieds (soit 150 mètres) et maximum de 11500 pieds (4000 mètres) de manière à limiter les dérangements et respecter les règles élémentaires de sécurité [Arrêté du 3.03.2006, relatif aux aéronefs ultralégers motorisés].

En ce qui concerne les nuisances sonores, les ULM ne doivent pas émettre de bruits supérieurs à un niveau sonore défini : «Tout ULM, en dehors des manoeuvres liées à l’atterrissage, au décollage et à des vols rasants autorisés, ne doit pas émettre un bruit dont le niveau sonore mesuré [...] soit supérieur à 65 dB » [Art 2. Arrêté du 1er juin 1986].

Les critères de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) viennent également renforcer cette norme. Les valeurs réglementaires des émissions sonores sont fonction de la masse maximale certifiée au décollage. Les ULM devant répondre aux normes fixées par les règles de l’air et de circulation aérienne, leur poids ne doit pas excéder 300 kg pour un monoplace et 450 kg pour un biplace. La norme fixée par l’OACI est à 70 dB pour les aéronefs de masse inférieure à 600 kg. Ainsi, cette limitation du niveau sonore permet de limiter les gènes sonores occasionnées par les ULM. De plus, « toute infraction aux normes définies ci-dessus peu entraîner, pour le pilote des poursuites judiciaires » [Art 4. Arrêté du 17 juin 1986].

 

Propositions d'action pour limiter les impacts

  • L’application de la réglementation

Les réglementations relatives à la protection des phoques et aux pratiques aériennes semblent particulièrement complètes dans la mesure où d’une part de nombreux arrêtés protègent déjà les deux espèces de phoques présentes en Baie du Mont St Michel, et d’autre part la réglementation applicable aux ULM vise à prévenir les nuisances sonores éventuelles. Si ces réglementations existent et n’en nécessitent pas de nouvelles, il semble cependant important de favoriser leur application et de procéder à la verbalisation des infractions constatées. Or ceci s’avère particulièrement complexe à mettre en œuvre dans le cadre des activités aériennes.

Afin de prévenir et de limiter les dérangements, il pourrait cependant être utile de limiter ou d’interdire le survol de certaines zones (secteurs de repos où les phoques sont fréquemment observés), en application de la Directive « Habitats » qui préconise l’instauration et la désignation de Zones Spéciales de Conservation. Néanmoins, cette mesure très restrictive serait particulièrement difficile à appliquer et à faire respecter, compte tenu des moyens techniques et humains largement insuffisants pour l’application de la réglementation de manière systématique. Il semble beaucoup plus opportun de développer les moyens d’information et de favoriser la sensibilisation des pratiquants d’ULM.

  • L’information

Suite aux observations effectuées, il semble aujourd’hui important de mettre l’accent sur les mesures de prévention des dérangements, par l’information et la sensibilisation des pratiquants. En effet, une grande partie des dérangements est liée aux habitudes mêmes des pilotes qui sous sous-estiment ou ne se rendent pas compte des impacts dont ils peuvent être responsables lorsqu’ils survolent les populations de phoques.

Afin de limiter les dérangements, mais également d’éviter que ceux-ci se multiplient, plusieurs solutions semblent envisageables. En premier lieu, les aéroclubs environnants et les professionnels du tourisme pourraient être informés de la nécessité d’observer certaines précautions lors des survols (respect des altitudes minimales...), notamment pendant les périodes critiques pour les phoques (reproduction, mise bas, élevage des jeunes…). On peut également envisager une sensibilisation des pilotes à ces questions dès leurs formations, en impliquant la FFPLUM et les formateurs. Les informations de base pourraient alors être intégrées au programme de formation établit par la fédération et diffusé lors des sessions d’apprentissage, comme le font déjà certaines fédération sportives.
Il serait par ailleurs envisageable de réfléchir à la mise en place d’une « charte de bonne conduite », impliquant les pratiquants des activités aériennes et des autres activités courantes en Baie. Celle-ci pourrait ainsi regrouper les multiples structures et acteurs qui proposent des activités touristiques et sportives dans la Baie. Les activités sportives et de loisirs étant pratiquées majoritairement de manière encadrée sur le site, il semble possible de cibler facilement les interlocuteurs et encadrants susceptibles de relayer les informations sur les phoques.

Les informations pourraient être diffusées plus largement, et à l’attention d’un large public via les points d’accueil des visiteurs que sont les offices du tourisme, la maison de la Baie… sous forme de prospectus ou encore de panneaux rappelant la conduite à adopter en présence des animaux (ne pas s’en approcher, limiter les bruits...). Il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives susceptibles de favoriser l’information et la sensibilisation des visiteurs à ces questions de dérangement de la colonie de phoques, qu’il serait utile de développer.
 

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1. Les pinnipèdes constituent un sous-ordre des mammifères marins (à membres palmés) comprenant les otaries, les phoques et les morses.
2. cf. Fiche « Vol libre et ongulés ».
3. cf.Fiche " Jet-ski et faune sauvage"
4.  La majorité des pratiquants volent aujourd’hui sur des ULM multiaxes (51% des pratiquants), des pendulaires (29%) et des paramoteurs (15%). Les autres types d’ULM font l’objet d’une pratique beaucoup moins développée.
5. Les ULM bénéficient moyenne d’une autonomie de 3 à 5h de vol.

6. Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer
7. Les Annexes II/a concernent les espèces animales d’intérêt communautaire dont la conservation nécessite le désignation de Zones Spéciales de Conservation. Les Annexes V/a concernent les espèces animales d’intérêt communautaire dont le prélèvement dans la nature et l’exploitation est susceptible de faire l’objet de mesures de gestion.

 

 
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
 
- CIPRA, 1993, Analyse des conflits : répercussions possibles des sports aériens sur la nature dans les Alpes.

- FFPLUM, 2006, Quels ULM en France pour le 21ème siècle dans le contexte européen ? Etats Généraux de l’ULM – 9 et 10 mars 2006, Paris, 10p.

- Maison de la Baie du Mont St Michel- HEMON, A., 2005, Impacts des usages et de la restructuration conchylicole sur la colonie de phoques de la Baie du Mont St Michel, Bilan de la première année d’étude - juillet 2004 à août 2005, 54p.

- MOUNET. JP., 2004, Sport et Environnement. Élaboration d’un instrument d’évaluation environnementale pour le Plan départemental des Espaces, sites et itinéraires relatifs aux sports de nature de l’Ardèche, Université Joseph Fourier- Grenoble, 203p

- MOUZE, M., 1993, Les oiseaux et le vol libre, comportement des oiseaux planeurs vis-à-vis des ailes volantes.

- Parc National du Mercantour, 1997, Eléments de réflexions à propos de l’impact possible des survols sur la faune sauvage en montagne et aménagements éventuels de la réglementation des parcs nationaux, ATEN, 14p.

- Parc Naturel Régional des Marais du Cotentin et du Bessin, 2003, Le phoque veau-marin, un animal à découvrir et à protéger.

- SERIOT, J., BLANCHON, J.J., 1996, Etude relative à l’impact sur l’avifaune du survol des réserves naturelles de montagnes par les aéronefs, Birdlife International - LPO, 35 p.

Autres fiches techniques
-  « Jet ski et Faune sauvage, Exemple de la mise en place de la réglementation en Baie de Somme ».
-   « Pratiques du vol libre et ongulés, l’exemple des Alpes Suisses »

 

LIENS INTERNET

Maison de la Baie
http://maison-baie.com/

Informations sur la Baie du Mont Saint Michel
http://www.baie-mont-saint-michel.fr

Natura 2000 en Baie du mont Saint Michel
http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR2500077.html

Fédération Française de Planeur Ultra Léger Motorisé
http://www.ffplum.com/Website/site/accueil.htm

Direction Générale de l’Aviation Civile -DGAC
http://www.aviation-civile.gouv.fr/html/avia_leg/navigabilite/ulm/ULM_sommaire.htm